L'Astrée

   
     

D'Honoré d'Urfé

 
Ce site prolonge une exposition présentée à la Médiathèque de Saint-Etienne en 2007, pour les 400 ans  de la publication du premier tome de L'Astrée.

Avec l'Astrée, dont les intrigues romanesques ont pour théâtre les bords du Lignon, petite rivière de la plaine du Forez, Honoré d'Urfé (1567-1625), gentilhomme cultivé et bretteur,  écrit un roman pastoral dont l'influence sera considérable au dix-septième siècle, dans les milieux aristocratiques et précieux.

 

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Un amour contrarié
La trahison de Sémire
Le saut de Céladon
Un Forez de légende
Chez la nymphe Galatée
La fontaine de la vérité d'amour
L'oracle de Montverdun
Le temple d'Astrée
Hylas falsifie les lois d'amour
Prédestination d'amour
Amour est le plus grand dieu
Céladon déguisé
Le Lignon entre guerre et amour
Polémas assiège Marcilly
Céladon retrouvé
Le combat des lions et des licornes
Accomplissement du destin
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La carte du Tendre, composée pour Madeleine de Scudéry : préciosité

 

Le rapt d'Hélène, par Le Guide,détail

L'Astrée comporte près de cinq mille pages, soit cinq parties divisées chacune en douze livres. Les trois premières parties sont publiées en 1607, 1610 et 1619, et lorsque d'Urfé meurt en 1625, son secrétaire Baro achève la quatrième partie et lui donne une suite (1632-1633). Cette structure complexe, toute baroque est renforcée par un système raffiné de correspondances et de symétries, de subtils jeux de miroir et une narration mêlant prose, poèmes et chansons.

Nous avons voulu, par cette exposition, dégager les traits essentiels de l’intrigue principale : les amours des bergers Astrée et Céladon, dans un Forez de légende.

Mais au-delà des intrigues, nous avons voulu mettre en valeur le code culturel que constitue l’œuvre.  L’Astrée synthétise en effet la culture raffinée des gentilshommes du XVIème siècle maniériste et du XVIIème siècle baroque : références à l’Antiquité, néoplatonisme, amour courtois, pensée symbolique, goût pour le grandiose et le pathétique, lettres et armes. Les illustrations empruntées aux maîtres de la peinture du temps, Tintoret, Corrège, Bronzino, Caravage, de la Hyre... proposent les mêmes signes, dans le langage propre aux arts plastiques.

Comme L’Iconologie de César Ripa et les Emblemata d’André Alciat, le roman d’Honoré d’Urfé est une clé pour saisir le système de valeurs d’une aristocratie que l’époque classique s’apprête à domestiquer. Il est aussi une ligne de démarcation entre culture savante et culture populaire, entre gens bien nés et menu peuple.

Louis XIV au Carrousel de 1662

 

 

Bergers, par la Hyre