Manuscrits médiévaux 



Le Roman des sept sages de Rome est un texte oriental, traduit en français au XIIIe siècle.
L'empereur, trompé par les calomnies de sa seconde femme, condamne à mort son propre fils. Au moment de l'exécution, arrive un sage, qui lui raconte une longue histoire pour lui prouver qu'il ne doit pas faire périr son fils. Mais pendant la nuit l'impératrice reprend l'avantage et le lendemain l'empereur ordonne l'exécution. Vient alors un autre sage, qui conte aussi une histoire en faveur du fils. Pendant sept jours, l'empereur est ballotté entre les sages et son épouse. Enfin, il innocente son fils.
Les gardes du volume sont des feuillets enlevés à un livre de comptes, datés de janvier-février 1387, concernant les travaux du palais de Riom construit par le duc de Berry entre 1383 et 1389. D'autres fragments de ce registre sont conservés aux Archives nationales et à la Bibliothèque nationale. Ces pages de garde attestent un lien entre notre manuscrit du Roman des sept sages et le commanditaire des "Très riches heures".

Le livre d'heures tire son nom des heures liturgiques (Prime, Matines, Tierce etc.) qui rythmaient la vie des moines.
On y trouve en effet à l'usage des pieux (et riches) laïques des textes appropriés à chacune de ces heures, mais aussi un calendrier liturgique propre à chaque diocèse (avant la Contre-réforme, il existe de nombreux saints locaux), des prières pour certaines fêtes, les Psaumes. La plupart de ces manuscrits datent des XVème et XVIème siècles. Ils sont souvent décorés d'enluminures, de lettrines, de marginalia qui constituent un riche répertoire iconographique et témoignent de l'art raffiné de la fin du Moyen Age.
Le manuscrit "Heures de Paris, Preces piae, ms 563" a reçu une reliure moderne et a été rogné. Il présente quelques anomalies : certains mois du calendrier liturgique ont été inversés par le relieur ; certains feuillets comportant des miniatures montés sur onglets ont été intercalés : ils proviennent d'un autre manuscrit (voir les miniatures représentant saint Marc et saint Matthieu) ; en revanche les miniatures figurant la Visitation et le Christ en gloire proviennent bien de ce manuscrit ; enfin des prières ont été ajoutées.
Les livres d'heures que nous vous proposons de découvrir proviennent des collections anciennes du musée de Saint-Etienne, particulièrement de la donation Ogier (1875). Il sont entrés en 2005 dans les collections de la médiathèque de Saint-Etienne. Les enluminures des Heures de Bourges sont particulièrement remarquables.

Nos livres d'heures ont été numérisés en 2007 avec la participation financière du Conseil Général de la Loire.

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 Heures de l'archidiocèse de Bourges, ms 561
 Heures du diocèse de Paris, Preces piae, ms 563
 Heures du diocèse de Paris, Preces piae, ms 564
 Heures du diocèse d'Utrecht, Gebeden van onser liever Vrouwen, Prières à Notre-Dame, ms 562
 Roman des sept sages de Rome, suivi du Roman de Marques, fils de Caton, ms 109.

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